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Question écrite n° 4-1029

de Jacques Brotchi (MR) du 3 juin 2008

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Kinésithérapeutes - Kinésithérapie respiratoire - Elargissement des actes kinésithérapeutes autorisés - Légalisation d’une situation de fait

profession paramédicale
thérapeutique
maladie des voies respiratoires
reconnaissance des qualifications professionnelles

Chronologie

3/6/2008 Envoi question (Fin du délai de réponse: 3/7/2008 )
1/9/2008 Rappel
5/1/2009 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 4-2282

Question n° 4-1029 du 3 juin 2008 : (Question posée en français)

Permettez-moi de donner suite à votre réponse à ma question écrite nº4-961 au sujet de la kinésithérapie respiratoire.

Vous suggériez dans votre réponse de soumettre la question de l’élargissement des actes kinésithérapeutes autorisés par la loi au Conseil national de la kinésithérapie ainsi qu’à la Société scientifique des pneumologues. Je pense aussi que c’est une très bonne décision.

Afin d’étayer le dossier que vous pourriez avoir l’amabilité de leur soumettre, je vous soumets ci-après une liste détaillée mais non exhaustive des tâches confiées par les médecins aux kinésithérapeutes et qui ne sont pas autorisés aujourd’hui :

1. aspirations à la sonde des voies aériennes extra- et intra-thoraciques ;

2. ventilation invasive : adaptation des réglages en fonction des paramètres para cliniques (sanguins, Rx, …) ;

3. ventilation non invasive (VNI) : mise en place et surveillance ;

4. oxygénothérapie : adaptation en fonction des paramètres sanguins ;

5. thérapies inhalées (« aérosolthérapie ») : éducation du patient et administration des différents modes de délivrance des aérosols, aérosols-doseurs, inhalateurs de poudre sèche, nébulisation ;

6. extubation des patients sous respirateur ;

7. épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) : réalisation des tests ;

8. auscultation : bilan stéthacoustique et reconnaissance des signaux fréquentiels des bruits respiratoires normaux et pathologiques ;

9. mesures non invasives de la saturation artérielle oxyhémoglobinée-Sp02 et des taux sanguins de CO2 : mesures percutanées ;

10. élaboration et suivi d’un programme personnalisé de revalidation à l’effort des malades respiratoires : insuffisants respiratoires chroniques, patients restrictifs, post-greffés ;

11. etc.

Afin de légaliser une situation de fait qui dure depuis longtemps et afin de donner aux kinésithérapeutes le loisir d’exercer leur profession dans un cadre légal, pensez-vous comme moi qu’il serait opportun de revoir les fondements de la loi et de la profession de kinésithérapeute ?